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Gamma Ray + Rhapsody Of Fire + Elvenking - Transbordeur (07.04.2014)

Gamma Ray + Rhapsody Of Fire + Elvenking - Transbordeur

GAMMA RAY et RHAPSODY OF FIRE à Lyon? Mieux encore, c’est ELVENKING qui ouvre le concert ! Autant dire trois excellents groupes pour passer une superbe soirée power et faire trembler la scène du transborder.

Une heure plus tôt, une longue queue se dresse, habillée de t-shirt aux couleurs vives du power, distinguant les partisans de GR ou de ROF. Mais aussi HELLOWEEN, dont l’esprit sera présent l’espace de quelques minutes ce soir.
Pas d’inquiétude, il y aura de la place pour tout le monde dans cette grosse boite à musique !

Beaucoup de gens ne connaissaient pas ELVEKING et se laissaient la surprise de la découverte. Pour ma part, je connaissais ce groupe de power folk depuis leurs débuts, que j’ai vu évolué au fil du temps, mais les voir jouer seulement 30mn était hélas si peu rassasiant pour moi !
Un enthousiasme bien contagieux de ces italiens, des mélodies agréables garnies d’éléments folkloriques, là où le violon et les guitares font bon ménage. Mais ELVENKING, c’est surtout la voix claire et unique de DAMNA (qui growle de temps en temps), fondateur du groupe. Ils font leur entrée, les figures à moitié peintes en noir (même s’ils ne sont pas blackeux), avec “The Loser”, extrait de leur avant dernier album. Damna, toujours aussi en forme et habité par sa propre musique, éprouve le besoin de parcourir la scène d’un bout à l’autre, accompagné bien sûr de son inséparable micro. Mais ce dernier se trouvait contraint par la lourdeur du motif tribal qui le retient immobile. Il finit par trouver le moyen de s’en débarrasser discrètement pour jouir de plus de liberté de mouvement.
Certes il était difficile pour eux de réveiller le public, qui était peu réactif au début. Mais c’est bien normal quand on fait connaissance avec quelque chose de nouveau, me diriez-vous. En tout cas, je pense qu’il n’a pas été déçu d’une si belle rencontre, bien que le son ne fût pas toujours en leur faveur, sûrement un souci de balances.

Le moment est venu de découvrir un des morceaux de leur nouvel album The Pagan Manifesto qui sortira le 09/05/14. L’ambiance se trouve transformée avec un “Elvenlegion” bien déchainé et rapide, un bon présage pour leur nouvel album, qui s’avère plus grandiose que son prédécesseur. Et nous avons même eu le droit à un deuxième extrait avec “Moonbeam Stone Circle”.
Qui a dit qu’ils n’avaient pas de fans ce soir ? Ils se sont démarqués par les refrains de “The Divided Hearts” que tout fan des rois des elfes est sensé connaitre par cœur.
L’au revoir se fait par un titre qui sort du lot dans leur discographie, “The Winter Wake” avec son fond electro-danse, ses riffs plus heavy, et la voix schizophrène de Damna. Sans oublier le pont acoustique orné par le joli solo de violon suivi par un autre de guitare, plus dynamique.
Mais le plus drôle sur scène, c’est Lethien le violoniste grimaçant, qui donnait l’impression de manquer de lubrifiant pour faire glisser l’archet sur ses cordes, ça semblait si dur !

Setlist ELVENKING :
01 - The Loser
02 - Runereader
03 - Elvenlegions
04 - The Divided Heart
05 - Moonbeam Stone Circle
06 - The Winter Wake


Après un petit quart d’heure de rafraichissement (sauf pour les fans acharnés du premier rang cramponnés aux barrières), place au suivant !

Il y a tout juste un an, le transbo avait accueilli LUCA TURILLI’S RHAPSODY en tête d’affiche l’autre moitié de l’ex RHAPSODY, fondé par le guitariste virtuose Luca. Mais cette fois, c’est au tour de RHAPSODY OF FIRE de nous prouver qu’ils survivent bien à cette rupture. Ils ne viennent pas les mains vides mais font leur tournée pour fêter la sortie de leur nouvel abum Dark Wing Of Steel fin 2013 (chroniqué sur Metalland). Hélas pas en tant que tête d’affiche, qui signifie seulement une petite demi-heure sur scène. La setlist ne promet pas d’être longue, à moins de ralentir le temps, et pour cela il faudrait que les soli aillent plus vite que la lumière, chose qui ne risque certainement pas d’arriver.

Le groupe fait son entrée sur scène avec une intro grandiose « Vis Divina », puis enchaine les covers de RHAPSODY, si je puis dire, en nous faisant découvrir quand même un extrait de leur nouvel album, le titre éponyme « Dark Wing Of Steel » (en plus de l'intro « Vis Divina » ) .
Malgré tous les intempéries de changement de line-up, le nouveau guitariste Roberto Di Micheli trouve bien sa place avec un style presque aussi bon que Luca’s Turilli, mais fait quand même son timide et n’ose pas aller jusqu’au bout des gros solo comme celui de « Unholy Warcry ».
Fabio Lione n’était pas le seul à faire vibrer les molécules d’air ce soir avec sa voix impressionnante car il n’a pas hésité à donner la parole au public lors de la majorité des refrains. Pris par sa gourmandise, les fans demandent d’autres morceaux dont certains étaient prévus et d’autres pas. Mais Fabio n’a pas hésité de tout mettre sur le dos de Robert et se tournait vers lui, qui déclinait toute proposition non prévue. Et zut ! On croyait vraiment que Fabio était le père noël (par son physique) et qu’il allait exaucer tous nos vœux !

Alors que Fabio Lione jouissait d’une présence scénique remarquable, Alex Staropoli (un des fondateurs du groupe) était bien discret derrière. Il manquait d’un petit quelque chose pour retrouver cette sublime magie de RHAPSODY.
Ah mais je sais ! Évidemment ! Où avez-vous un groupe de power metal qui déchire tout avec une seule guitare ?! Moi je n’en connais pas ! Il est clair que ce petit chaînon manquant, c’est un 2ème guitariste sur scène pour épauler Roberto, au moins pour les lives.

Évidemment, il y a eu un rappel, parce que ça serait un crime que de quitter la scène sans jouer le classique « Emerald Sword » !

Setlist RHAPSODY OF FIRE:
Vis Divina
01 - Rising From Tragic Flames
02 - Land of Immortals (Rhapsody cover)
03 - The March of the Swordmaster (Rhapsody cover)
04 - Unholy Warcry (Rhapsody cover)
05 - Dark Wings of Steel
06 - Lamento Eroico (Rhapsody cover)
07 - Holy Thunderforce (Rhapsody cover)
08 - Dawn of Victory (Rhapsody cover)
Encore:
09 - Reign of Terror
10 - Emerald Sword (Rhapsody cover)


Et maintenant, place au show tant attendu par la majorité d’entre nous, GAMMA RAY zombifié. Parce que oui, leur nouvel album, sorti quelques jours avant le début de leur tournée et couvrant le thème actuellement la mode, les zombies, est intitulé Empire Of The Undead (chroniqué sur Metalland) avec une sorte d’Eddy en noir et blanc façon GR en fond de scène et même en version guignol pour protéger la batterie, qui d’ailleurs n’a pas bien fait son boulot.
Evidemment aucun show de nos allemands ne peut commencer sans le classique « Welcome » d’une petite minute pour faire leur entrée sur scène signée GR (oui parce qu’ils font comme chez eux, car chez eux c’est partout). Ils sont plus vivants que morts ! Et le sourire de Kai Hansen est toujours aussi grand que celui du Joker. Mais il leur manquait le maquillage de zombie qu’ils avaient lors de leur photo presse ! C’est bien dommage, ça aurait pu rajouter du charme à l’aspect scénique.
Et ça démarre tout de suite avec la crème de la crème du nouvel album, le long morceau de 9 mn « Avalon ». Doucement mais sûrement, le public découvre ! Le tempo s’accélère à partir de la 2ème moitié pour atteindre sa vitesse maximum lors du solo, puis se tasse de nouveau.
Vient le moment où l’on peut chanter sur les refrains du vieux mythique "Heaven Can’t Wait" (1990) :
Heaven can wait, 'til another day.
Cause there ain't no reason to leave.
The world is a stage where we all can play.
Another fine reason to live, and heaven can wait, heaven can wait.


On continue avec un « Hellbent » bien tonique et speed, surtout le plus power de Empire Of The Undead. Le refrain est tout simple et s’apprend vite:

Hellbent for metal
That’s what we are
Hellbent for metal
Straight from the heart


Quand j’ai dit au début que HELLOWEEN était présent ce soir, je ne rigolais pas ! (enfin un peu), parce que GAMMA RAY ne peut pas faire un concert sans jouer le morceau légendaire “I want out”.

I want out, to live my life alone
I want out, leave me be
I want out, to do things on my own
I want out, to live my life and to be free

Puis vint le moment où le temps s’arrêta et où Kai Hansen accompagna le public qui continuait à chanter ce refrain. La cadence ralentie tout doucement et le morceau commence à prendre une toute autre tournure ! Oh mon dieu ! Serait-ce une crise reggae que nous fait Kai !!! Quelques secondes plus tard, cette supposition se confirma ! C’est bien du reggae qu’il nous joue, et surtout qu’il nous chante ! Je pense qu’aucune des personnes présentes ce soir n’oubliera cet épisode magique de 2mn.

Sinon, vous connaissez la nouvelle collection cymbale 2014 ? Et bien c’est comme les jeans, déchirés ! Parce que Michael Echre a joué avec une cymbale dont un bon morceau commençait à se détacher !

Après ce délire, ça reprend avec deux titres du nouvel album « Pale Rider », encore inconnu au bataillon, suivi de la balade de la soirée, un titre en hommage à Queen « We Are The Champions ». La surprise (et même pour le groupe), le long solo de batterie de 5mn, si long que Michael ne savait plus comment temporiser et s’est mis à jouer une cover de Mario. J’étais si bien située en diagonal par rapport au backstage, que je voyais clairement qu’il y a vraiment eu un souci . En effet, la guitare de Kai semblait avoir un sérieux problème (la grosse panique derrière). Heureusement, ils s’en sont bien sortis, car il restait la moitié de leur partie à assurer (et il était déjà 23h30). A ce propos, il aurait été préférable que le concert commence une heure plus tôt à cause des transports pas pratiques quand on n’est pas véhiculé, ce qui oblige certaines personnes à quitter le show avant sa fin.

Dès les premières notes de la suite, on devine l’un des master piece du groupe “Blood Religion”. Et tout le monde crie :

Screaming for blood - blood red vengeance
Screaming for blood - blood red vengeance
Give me your heart - blood red vengeance
I want it all - blood red vengeance
Vengeance... yeah


Les deux titres qui nous ont fait patienter le temps d’un nouvel album, l’offrande de la tournée avec HELOWEEN l’année dernière… C’est bien de l’EP Master Of Confusion dont deux titres ont été joués : le titre éponyme, excellent et bien entrainant ainsi que “Empire Of The Undead”.
Voilà que leur show se conclut par une sorte de mixture entre “Land Of Freedom“ et et “Man On A Mission”.
Mais ce n’est pas tout, ils se font rappeler par le public menaçant, car on ne peut pas assister à un concert de Gamma Ray sans chanter un des Hymne du groupe “To The Metal” et le réjouissant “Send Me A Sign” :

Hail heavy metal, hail
Hail heavy metal, hail


Voilà que comme toute bonne chose qui a une fin, le concert se termine. Le public s’est autant éclaté que GAMMA RAY qui nous ont fourni une dose de deux heures, sous les soli envoûtants de Kai qui alternait entre ses deux chéries, son ESP et sa Gibson V. J’avoue que c’est la première fois qu’un concert m’a paru aussi long, mais il restera solidement ancré dans notre mémoire.

Setlist GAMMA RAY :
Welcome
01 - Avalon
02 - Heaven Can Wait
03 - Hellbent
04 - Tribute to the Past
05 - I Want Out (Helloween cover)
06 - Pale Rider
07 - Time for Deliverance
08 - Drum Solo
09 - Blood Religion
10 - Master of Confusion
11 - Empire of the Undead
12 - Rebellion in Dreamland / Land of the Free
13 - Man on a Mission (The song finished in "Miracle" version)
Encore
14 - To the Metal
15 - Send Me a Sign


Je remercie Roger pour l'invitation ainsi que Base Production pour l'organisation du concert. Sans oublier tous les groupes qui nous ont fait vivre une soirée énorme !!!

Video Youtube


Bloodybarbie
02.05.2014

Evènement : Gamma Ray + Rhapsody Of Fire + Elvenking
Libellé : Transbordeur
Photos : 0